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La Parthénogenèse

La parthénogenèse est un mode de reproduction sans fécondation de la gamète femelle par un gamète mâle, sans apport de matériel génétique.  Cela s’apparente à un mode de reproduction asexué.

Ce mécanisme s’observe notamment chez des espèces végétales mais aussi chez des invertébrés comme les insectes et certaines espèces de vertébrés comme les reptiles.

Il existe plusieurs types de parthénogenèse :

– Parthénogenèse Thélytoque : lorsque l’ensemble de la descendance n’est constituée que de femelles (ex : pucerons, phasmes).

– Parthénogenèse Arrhénotoque : lorsque l’ensemble de la descendance n’est constituée que de mâles (ex : fourmis, abeilles).

– Parthénogenèse Deuthérotoque : lorsque la descendance est constituée de mâles et de femelles (exemple du papillon du genre Lymantria, pucerons) .

La parthénogenèse peut être obligatoire, exceptionnelle (voir accidentelle), régulière ou cyclique.

  • L’exemple d’une parthénogenèse dite cyclique : les pucerons 

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L’observation et le suivi du développement des insectes font également partis de ma passion. C’est ainsi que, depuis tout jeune, j’ai mis en élevage toutes sortes d’animaux comme des crapauds, grenouilles et salamandres et d’insectes comme des papillons, des mantes-religieuses,  des Orthoptères (criquets, sauterelles et grillons), des papillons, des Odonates (libellules), des phasmes et des fourmis.

Je vais vous présenter quelques des espèces d’insectes que j’élève et que j’ai pu élever.

Je suis à votre disposition pour tout conseil, renseignement et expertise. Ce sera avec plaisir de vous aider.

Les phasmes

Biologie : Les phasmes sont des insectes dits Hétérométaboles, c’est à dire que les jeunes ressemblent aux imagos (il n’y a pas de métamorphose complète comme chez les papillons par exemple, qui sont eux Holométaboles). Ils sont, pour la plus grande majorité, nocturnes. En journée, ils restent postés immobiles dans le feuillage ou sur le sol. Ils sont tous phytophages (s’alimentant de végétaux). Les phasmes ont surtout la particularité de se camoufler dans leur environnement en mimant la végétation (brindilles, feuilles, lichens…) et pour certains en imitant les mouvements d’une feuille bercée par le vent. Certaines espèces, en plus de ce mode de défense, possèdent des glandes sécrétrices de substances toxiques et/ou nauséabondes.

Une très grande diversité d’espèces, de formes, de mode de vie existent sur la planète. Ce sont plus de 6000 espèces décrites, dont la plupart dans les régions tropicales et équatoriales. Seules 3 espèces sont présentes en France, essentiellement dans le sud :

Clonopsis gallica : Phasme gaulois (jusqu’en Bretagne)

Leptynia hispanica : Phasme espagnol

Bacillus rossius : Phasme de Rossi

  • Carausius morosus, aussi appelé Bâton du diable ou Dixippe morose

Pour l’anecdote, je possède cette espèce depuis mes 11 ans lorsqu’un professeur de 6ème m’a offert un individu. Cela fait donc près de 20 ans que j’entretiens ces descendants, ce qui doit faire près de 17 générations… j’aurai du compter!!

Cette espèce est originaire de l’Inde, elle fait partie de l’Ordre des Phasmatodea et de la Famille des Diapheromeridae. Ce phasme se rencontre actuellement dans de nombreux pays comme l’Afrique du sud, les Etats-unis ou encore l’Angleterre en raison de son introduction en 1897 par R.P. PANTEL, un scientifique qui étudiait un aspect particulier de sa biologie : la parthénogenèse thélytoque (reproduction non sexuée, des descendants sont générés à partir d’une gamète femelle non fécondée, les mâles n’existant pas ou rarissime) (voir cet article).

Ces insectes mesures environ 9 cm à l’état adulte (imago) et vivent environ 12-14 mois. Chaque individu peut pondre plusieurs centaines d’oeufs au cours de sa vie.

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