Monthly Archives: novembre 2014

Description générale des différents types de pièces buccales des insectes adaptées au régime alimentaire

Les insectes, présents sur terre depuis au moins 479 millions d’années (lire cet article), ont pu conquérir tous les types de milieu et d’environnement grâce à leur capacité d’exploiter l’ensemble des ressources alimentaires de ces milieux. La sélection naturelle a favorisé, au cours de l’évolution, l’adaptation de pièces buccales spécialisées au régime alimentaire de l’espèce, voire même à une période précise du cycle de développement de l’insecte (exemple : chenille/papillon).

On a tous pu observer des insectes en train de se nourrir, papillons, mouches, coléoptères… etc., vous avez sans doute remarqué la grande diversité des modes d’alimentation et des types de pièces buccales. Certains broient leur nourriture comme les chenilles (Lépidoptères), les Coléoptères et les Hyménoptères (guêpes, fourmis), d’autres aspirent comme les moustiques (Diptères) et les punaises (Hémiptères), d’autres lèchent comme les mouches (Diptères) et d’autres ne s’alimentent pas à l’état adulte (imago) et ont des pièces buccales atrophiées (Lépidoptères, Plécoptères, Coléoptères….). Ces types ont été classées en 3 grandes catégories :

  1. les « broyeurs« 
  2. les « piqueurs« 
  3. les « suceurs« 
Différents types d'orientation des pièces buccales chez les insectes (Source : University Utah)

Différents types d’orientation des pièces buccales chez les insectes (Source : University Utah)

Les pièces buccales se situent sur la tête selon 3 axes (voir illustration ci-contre) :

  1. Prognathesdirigées vers l’avant dans l’axe du corps (Coléoptères phytophages par exemple)
  2. Orthognathes (Hypognathes en anglais) : dirigées vers le bas perpendiculaires à l’axe du corps comme les criquets et sauterelles (Orthoptères) et les mouches (Diptères)
  3. Hypognathes (Opisthognathes en anglais) : dirigées vers l’arrière comme les punaises (Hémiptères).

Les insectes peuvent être également classés en (suite…)

Une équipe internationale de chercheurs vient d’établir une nouvelle phylogénie* des insectes qui permet de retracer l’histoire évolutive des différentes familles à l’aide d’outils moléculaires et génétiques, et d’analyses comparatives entre de milliers de gènes et de séquences nucléotidiques* (* définition en fin de page).

Photo et illustration du plus vieux fossile d'insecte (Strudiella devonica)

Photo et illustration du plus vieux fossile d’insecte (Strudiella devonica)

Le plus ancien fossile d’insectes connu est âgé de 412 millions d’années (début de l’ère géologique du Dévonien), ce qui indique que les insectes prennent leur origine bien avant, durant l’Ordovicien (485-440 millions d’années), voir durant le Cambrien (540-485 millions d’années). Le manque de fossiles durant ces deux périodes empêche de concevoir l’histoire de leur apparition de manière certaine.

Les insectes sont les premiers organismes à s’être adaptés à la vie terrestre et à l’eau douce, ils se sont dès lors diversifiés en de très nombreuses familles comme les papillons (Lépidoptères), les mouches (Diptères), les libellules (Odonates), les Coléoptères, les termites (Isoptères), les criquets (Orthoptères), et bien d’autres. Les insectes ont évolué et se sont adaptés durant ces millions d’années à toute une gamme d’environnement et de modifications climatiques, et ont aussi développé le vol et la vie en société.

Pour ceux qui se posent la question : « Qu’est ce qu’un insecte? », suivre ce lien.

C’est pourquoi, il est très intéressant de déterminer les

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Présentation d’une espèce de fourmis rencontrée au cours de mon séjour au STRI au Panama

  • Les fourmis « volantes » du genre Cephalotes

Les fourmis du genre Cephalotes (Famille des Myrmicinae et Tribu des Cephalothini) sont principalement présentes dans les forêts tropicales d’Amérique centrale et du sud.

Cephalotes à l'entrée de leur nid dans un troc d'arbre - Photo B. GILLES

Cephalotes à l’entrée de leur nid dans un troc d’arbre – ©Photo B. GILLES

Ce sont des espèces uniquement arboricoles, construisant leur nid dans des tiges et des troncs d’arbres vivants ou morts. Leur biologie n’est pas très bien connue, mais elles semblent se nourrir d’une large gamme d’aliments d’origine végétale et animale (pollen, insectes, fientes d’oiseaux, animaux morts, etc.), elles sont considérées comme omnivores. Les colonies, selon les espèces, contiennent d’une dizaines d’ouvrières à près de 10 000 comme chez Cephalotes atratus.

Ces fourmis sont connues par leur morphologie singulière. Toutes les espèces de ce genre sont caractérisées par une (suite…)