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Publication dans la revue Nature/Heredity de certains de mes résultats sur les papillons Heliconius

En 2009, j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe de Mathieu JORON avec qui j’ai pu mener des travaux de recherche sur les papillons tropicaux du genre Heliconius au sein de « l’Institut de Systématique, Evolution et Biodiversité » du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (UMR 7205-CNRS) et sur le site de Gamboa (Panama) du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) durant 6 mois.

J’ai également effectué une mission de terrain d’un mois en Guyane française, dont 10 jours à la station des Nouragues.

Les derniers travaux de l’équipe de Mathieu JORON et de ses collaborations internationales, intégrant mes résultats, viennent d’être publiés dans la revue Nature/Heredity du 25 mars 2015 :

  • « Conservatism and novelty in the genetic architecture of adaptation in Heliconius butterflies », Huber B. et al. ; Heredity (2015), 1-10.

Je vous mets le lien ici pour que vous puissiez le lire.

Résumé :

Depuis de nombreuses décennies,

Complexe mimétique chez plusieurs espèces de papillons du genre Heliconius et Melpomene
Complexe mimétique chez plusieurs espèces de papillons du genre Heliconius et Melpomene

les biologistes évolutionnistes essaient de comprendre les mécanismes évolutifs au niveau de l’architecture génétique amenant à la diversification de traits morphologiques importants écologiquement comme le sont les couleurs sur les ailes des papillons. Les espèces de papillons du genre Heliconius forment un complexe mimétique où existe une grande diversité de motifs intra- et inter-espèces évoluant ensemble (voir illustration ci-contre).

A l’aide d’outils moléculaires comme : site de restriction associé (SAD), génotypage de génome entier et cartographie génétique, mais aussi de nouvelles méthodes en morphométrie pour l’analyse des variations de motifs sur les ailes de papillons, les scientifiques ont pu montrer qu’aux sein de ces espèces, la variation des motifs alaires (phénotype) est contrôlée par un ensemble de gènes fortement conservés. L’expression de ces gènes et leurs effets sur le phénotype varient entre les espèces. L’architecture génétique, malgré qu’elle soit constante au cours de l’évolution, permet tout de même l’apparition d’adaptations phénotypiques au niveau local.

Je vous invite à lire ces articles pour en savoir davantage : Les papillons Heliconius ; Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris ; STRI (Panama) ; Guyane française

Article publié dans la revue Nature/Heredity du 25 mars 2015
Article publié dans la revue Nature/Heredity du 25 mars 2015 (Page 1)


Benoît GILLES
Chargé de recherche – Entomologiste chez Cycle Farms