Category: Elevages

Comme vous avez pu le lire dans mes différents articles, je réalise des élevages de plusieurs espèces d’insectes depuis de nombreuses années, et notamment des colonies de fourmis.

Par cet article, je souhaite vous les faire découvrir.

Ce qui est intéressant chez les fourmis, comme tous les insectes sociaux, est la diversité des comportements que l’on peut observer, leur organisation complexe et leur faculté à s’adapter facilement à des environnements captifs. Chaque espèce présente des caractéristiques comportementales, biologiques et alimentaires qui lui sont propres.

Avant de s’en procurer, il est avant tout nécessaire de s’approprier les connaissances de base. Pour cela, je vous conseille de lire mes deux articles à ce sujet : Construire une fourmilièreSe procurer des fourmis. Aussi, je vous invite à visiter ce site internet et son forum où vous trouverez toutes les réponses à vos questions et vous pourrez échanger avec toute une communauté de myrmécophiles, dont moi-même! http://www.myrmecofourmis.com

En ce début d’année 2015, j’ai fait l’acquisition de deux jeunes colonies, constituées d’une reine et de quelques ouvrières, l’une de l’espèce Messor barbarus et la seconde Lasius niger. Elles sont placées dans un tube à essai qui est relié à une aire de chasse (voir photo 1, 2 et 3).

Nid de jeunes colonies de fourmis, tube à essai et aire de chasse

Photo 1 : Nid de jeunes colonies de fourmis, tube à essai et aire de chasse – ©Photo B. GILLES

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Photo 2 : Jeune colonie de l’espèce Messor barbarus dans son tube à essai – ©Photo B. GILLES

L’an dernier, j’ai trouvé dans la nature une jeune colonie de l’espèce Formica fusca, une reine probablement issue d’un essaimage de l’année 2013, qui compte actuellement une trentaine d’ouvrières. Elles aussi sont placées dans un nid du même type que les deux espèces précédentes. Avant d’incorporer un nid de plus grande taille, en béton cellulaire ou autre, la colonie doit compter plusieurs (suite…)

Où se procurer des colonies? – Comment les nourrir? – Quelle espèce choisir?

Avant de se procurer une colonie, il est nécessaire de posséder le nid qui abritera les fourmis. Je vous présente une méthode pour vous en construire une fourmilière artificielle ici. Il vous faut également connaître les fondamentaux sur leur biologie et leur écologie. Vous trouverez ces informations ici.

  • Où se procurer des colonies?

Il existe plusieurs moyens de se procurer des colonies.

Reine Lasius niger décollant pour l'essaimage (Source : https://www.flickr.com/photos/65645208@N05/)

Reine Lasius niger décollant pour l’essaimage (Source)

1) – la première méthode consiste à prélever une reine fécondée dans la nature. C’est la méthode la plus naturelle et respectueuse de l’environnement. Elle demande cependant un peu de temps avant d’avoir ces premières ouvrières et un peu de pratique. Le plus difficile étant de trouver une reine!

Rappel : pour se reproduire, les fourmis émettent lors d’essaimages des mâles et des femelles ailés qui s’accouplent en vol. La reine, une fois fécondée, tombe sur le sol, perd ces ailes et se met à la recherche d’une cavité où se cacher. C’est à ce moment la que l’on peut les récolter. Les périodes d’essaimage varient selon les espèces, elles s’étalent du printemps à l’automne, il est donc nécessaire de se renseigner au préalable. Me contacter pour avoir ce genre d’informations et des conseils.

Une fois la reine en main, il s’agit de la placer dans un endroit qui lui offre calme, humidité et obscurité. 2 possibilités : Soit on utilise un petit bloc de béton cellulaire (voir cet article), soit un tube à essai en verre. Dans le premier cas, le but est de (suite…)

Les fourmis passionnent en raison de leur mode de vie sociale, leur activité sans fin et de leurs comportements. C’est donc tout naturellement que j’ai voulu les observer de plus près et d’en élever chez moi.

Je me suis donc intéressé aux techniques et aux possibilités existantes pour fabriquer une fourmilière artificielle. Il ne s’agit pas de partir au hasard, un minimum de connaissance sur la biologie, l’écologie, la physiologie de ces insectes est nécessaire.

Cette partie va être consacrée à la fabrication d’une fourmilière, pour en savoir d’avantage sur la biologie, l’écologie et la physiologie des fourmis, vous devez suivre ce lien : ici.

Je reste, bien évidemment, à votre disposition pour toutes interrogations, demande de conseil, d’astuce ou/et d’expertise. N’hésitez pas à me contacter ici. Au plaisir de vous lire et de vous aider!

Comment fabriquer et avoir une fourmilière chez soi?

Plusieurs matériaux peuvent utiliser selon les espèces de fourmis, l’esthétique souhaité et la facilité de fabrication. Dans tous les cas, le nid doit répondre à un certain cahier des charges. Il doit offrir des conditions d’humidité, de température et résister aux mandibules des fourmis (certaines espèces ont la capacité de creuser des matériaux très dur). Il est donc possible de construire des nids en bois, en terre, en plâtre, en plexiglas ou encore en béton cellulaire.

Pour ma part, je préfère le béton cellulaire pour les raisons suivantes : (suite…)

L’observation et le suivi du développement des insectes font également partis de ma passion. C’est ainsi que, depuis tout jeune, j’ai mis en élevage toutes sortes d’animaux comme des crapauds, grenouilles et salamandres et d’insectes comme des papillons, des mantes-religieuses,  des Orthoptères (criquets, sauterelles et grillons), des papillons, des Odonates (libellules), des phasmes et des fourmis.

Je vais vous présenter quelques des espèces d’insectes que j’élève et que j’ai pu élever.

Je suis à votre disposition pour tout conseil, renseignement et expertise. Ce sera avec plaisir de vous aider.

Les phasmes

Biologie : Les phasmes sont des insectes dits Hétérométaboles, c’est à dire que les jeunes ressemblent aux imagos (il n’y a pas de métamorphose complète comme chez les papillons par exemple, qui sont eux Holométaboles). Ils sont, pour la plus grande majorité, nocturnes. En journée, ils restent postés immobiles dans le feuillage ou sur le sol. Ils sont tous phytophages (s’alimentant de végétaux). Les phasmes ont surtout la particularité de se camoufler dans leur environnement en mimant la végétation (brindilles, feuilles, lichens…) et pour certains en imitant les mouvements d’une feuille bercée par le vent. Certaines espèces, en plus de ce mode de défense, possèdent des glandes sécrétrices de substances toxiques et/ou nauséabondes.

Une très grande diversité d’espèces, de formes, de mode de vie existent sur la planète. Ce sont plus de 6000 espèces décrites, dont la plupart dans les régions tropicales et équatoriales. Seules 3 espèces sont présentes en France, essentiellement dans le sud :

Clonopsis gallica : Phasme gaulois (jusqu’en Bretagne)

Leptynia hispanica : Phasme espagnol

Bacillus rossius : Phasme de Rossi

  • Carausius morosus, aussi appelé Bâton du diable ou Dixippe morose

Pour l’anecdote, je possède cette espèce depuis mes 11 ans lorsqu’un professeur de 6ème m’a offert un individu. Cela fait donc près de 20 ans que j’entretiens ces descendants, ce qui doit faire près de 17 générations… j’aurai du compter!!

Cette espèce est originaire de l’Inde, elle fait partie de l’Ordre des Phasmatodea et de la Famille des Diapheromeridae. Ce phasme se rencontre actuellement dans de nombreux pays comme l’Afrique du sud, les Etats-unis ou encore l’Angleterre en raison de son introduction en 1897 par R.P. PANTEL, un scientifique qui étudiait un aspect particulier de sa biologie : la parthénogenèse thélytoque (reproduction non sexuée, des descendants sont générés à partir d’une gamète femelle non fécondée, les mâles n’existant pas ou rarissime) (voir cet article).

Ces insectes mesures environ 9 cm à l’état adulte (imago) et vivent environ 12-14 mois. Chaque individu peut pondre plusieurs centaines d’oeufs au cours de sa vie.

(suite…)