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Où se procurer des colonies? – Comment les nourrir? – Quelle espèce choisir?

Avant de se procurer une colonie, il est nécessaire de posséder le nid qui abritera les fourmis. Je vous présente une méthode pour vous en construire une fourmilière artificielle ici. Il vous faut également connaître les fondamentaux sur leur biologie et leur écologie. Vous trouverez ces informations ici.

  • Où se procurer des colonies?

Il existe plusieurs moyens de se procurer des colonies.

Reine Lasius niger décollant pour l'essaimage (Source : https://www.flickr.com/photos/65645208@N05/)

Reine Lasius niger décollant pour l’essaimage (Source)

1) – la première méthode consiste à prélever une reine fécondée dans la nature. C’est la méthode la plus naturelle et respectueuse de l’environnement. Elle demande cependant un peu de temps avant d’avoir ces premières ouvrières et un peu de pratique. Le plus difficile étant de trouver une reine!

Rappel : pour se reproduire, les fourmis émettent lors d’essaimages des mâles et des femelles ailés qui s’accouplent en vol. La reine, une fois fécondée, tombe sur le sol, perd ces ailes et se met à la recherche d’une cavité où se cacher. C’est à ce moment la que l’on peut les récolter. Les périodes d’essaimage varient selon les espèces, elles s’étalent du printemps à l’automne, il est donc nécessaire de se renseigner au préalable. Me contacter pour avoir ce genre d’informations et des conseils.

Une fois la reine en main, il s’agit de la placer dans un endroit qui lui offre calme, humidité et obscurité. 2 possibilités : Soit on utilise un petit bloc de béton cellulaire (voir cet article), soit un tube à essai en verre. Dans le premier cas, le but est de (suite…)

L’observation et le suivi du développement des insectes font également partis de ma passion. C’est ainsi que, depuis tout jeune, j’ai mis en élevage toutes sortes d’animaux comme des crapauds, grenouilles et salamandres et d’insectes comme des papillons, des mantes-religieuses,  des Orthoptères (criquets, sauterelles et grillons), des papillons, des Odonates (libellules), des phasmes et des fourmis.

Je vais vous présenter quelques des espèces d’insectes que j’élève et que j’ai pu élever.

Je suis à votre disposition pour tout conseil, renseignement et expertise. Ce sera avec plaisir de vous aider.

Les phasmes

Biologie : Les phasmes sont des insectes dits Hétérométaboles, c’est à dire que les jeunes ressemblent aux imagos (il n’y a pas de métamorphose complète comme chez les papillons par exemple, qui sont eux Holométaboles). Ils sont, pour la plus grande majorité, nocturnes. En journée, ils restent postés immobiles dans le feuillage ou sur le sol. Ils sont tous phytophages (s’alimentant de végétaux). Les phasmes ont surtout la particularité de se camoufler dans leur environnement en mimant la végétation (brindilles, feuilles, lichens…) et pour certains en imitant les mouvements d’une feuille bercée par le vent. Certaines espèces, en plus de ce mode de défense, possèdent des glandes sécrétrices de substances toxiques et/ou nauséabondes.

Une très grande diversité d’espèces, de formes, de mode de vie existent sur la planète. Ce sont plus de 6000 espèces décrites, dont la plupart dans les régions tropicales et équatoriales. Seules 3 espèces sont présentes en France, essentiellement dans le sud :

Clonopsis gallica : Phasme gaulois (jusqu’en Bretagne)

Leptynia hispanica : Phasme espagnol

Bacillus rossius : Phasme de Rossi

  • Carausius morosus, aussi appelé Bâton du diable ou Dixippe morose

Pour l’anecdote, je possède cette espèce depuis mes 11 ans lorsqu’un professeur de 6ème m’a offert un individu. Cela fait donc près de 20 ans que j’entretiens ces descendants, ce qui doit faire près de 17 générations… j’aurai du compter!!

Cette espèce est originaire de l’Inde, elle fait partie de l’Ordre des Phasmatodea et de la Famille des Diapheromeridae. Ce phasme se rencontre actuellement dans de nombreux pays comme l’Afrique du sud, les Etats-unis ou encore l’Angleterre en raison de son introduction en 1897 par R.P. PANTEL, un scientifique qui étudiait un aspect particulier de sa biologie : la parthénogenèse thélytoque (reproduction non sexuée, des descendants sont générés à partir d’une gamète femelle non fécondée, les mâles n’existant pas ou rarissime) (voir cet article).

Ces insectes mesures environ 9 cm à l’état adulte (imago) et vivent environ 12-14 mois. Chaque individu peut pondre plusieurs centaines d’oeufs au cours de sa vie.

(suite…)

Ma mission de recherche au Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) à Gamboa, Panama consistait à réaliser un élevage de l’espèce Heliconius hecale et de mener des hybridations entre de populations de coloration différentes, en savoir plus : ici.

Ce projet s’intègre dans un cadre plus large d’un programme de recherche en génétique évolutive sur le mimétisme mené au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (plus d’infos ici). 

Pour en savoir davantage sur la biologie et l’écologie de ces papillons, suivre ce lien.

Pour en savoir davantage sur l’histoire évolutive des Heliconius et sur l’origine de leur coloration mimétique, suivre ce lien.

Vidéos :

  • Ponte

  • Eclosion

  • Chenille

Suite à ma mission de recherche sur les Heliconius menée au Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) à Gamboa au Panama, j’ai proposé à la revue Insectes de l’OPIE (Office  Pour les Insectes et l’Environnement) d’écrire un article sur mes travaux.

Ils ont accepté volontiers, et l’article est paru dans le numéro 156 de mars 2010.

Je vous le mets ici pour que vous puissiez le lire.

Heliconius Version Pdf

 

Les papillons du genre Heliconius

Les Heliconius sont des papillons que l’on rencontre dans les forêts tropicales d’Amérique centrale et sud. Ils sont notamment connus et étudiés par la science pour leur capacité à se mimer entre eux et à s’adapter rapidement aux changements de couleur et de comportement. Au sein de chaque espèce existe des populations qui présentent des pattern de coloration différents, semblables à d’autres populations d’espèces différentes situées dans la même localité géographique.

Ce processus de mimétisme prend origine dans une structure particulière de leur génome et sur le principe Müllérien qui consiste à ressembler à des espèces toxiques pour échapper aux prédateurs qui apprennent à ne pas consommer une certaine coloration.

Une thématique sur laquelle j’ai eu la chance de travailler au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris : ici. Pour en savoir davantage sur les mécanismes génétique, je vous invite à lire cet article sur l’histoire évolutive de l’origine de la coloration de ces papillons.

En plus de ces particularités, les papillons Heliconius sont intéressants à d’autres points de vue.

Dans leur comportement alimentaire :

Contrairement aux autres papillons qui se nourrissent de nectar floraux, les Heliconius ont la particularité de s’alimenter de pollen. Grâce à leur proboscis (= la trompe), les

H. hecale melicerta se nourrissant de pollen récoltés sur son proboscis (trompe) - Photo de B. GILLES

H. hecale melicerta se nourrissant de pollen récoltés sur son proboscis (trompe) – Photo de B. GILLES

papillons collectent les grains de pollen qui s’y agrègent pour former une pelote (voir photo et vidéo ci-contre). Ensuite, par des actions mécaniques des mandibules et de sécrétions digestives (salive), le pollen est dégradé, absorbé et digéré.

Ce mode alimentaire est unique chez les papillons.

(suite…)

Je me présente, je m’appelle Benoît GILLES et j’ai 29 ans.IMG_6823

Une passion pour la nature et les insectes (Entomologie) m’habite depuis toujours. Impossible d’en expliquer l’origine, impossible d’en trouver une quelconque justification : je n’en sais pas moins qu’elle m’accompagnera ma vie durant.

C’est donc spontanément, pour assouvir une curiosité d’enfant et trouver des éléments de réponse à mes interrogations, que j’ai suivi un cursus universitaire en biologie.

J’ai aujourd’hui la chance et le plaisir de pouvoir vivre de ma passion et surtout de vivre ma passion.

Les insectes ne peuvent que fasciner par leur diversité phénotypique, physiologique et comportementale qui semble inépuisable. Ils ont conquis l’ensemble des écosystèmes de la planète, ont su s’adapter à la plupart des contraintes physiques, biologiques et climatiques et rendre leur présence indispensable à l’équilibre de l’ensemble de la vie sur la planète.

Au plan scientifique, j’essaye de mieux comprendre comment le monde vivant se structure, fonctionne et évolue en s’intéressant à l’ensemble des mécanismes à l’origine de la diversité du vivant, aux relations trophiques liant les espèces entre elles et à leur environnement, aux processus évolutifs et de sélection qui permettent aux espèces de s’adapter et d’évoluer.

(suite…)