Par Benoît GILLES

Découvrez un ouvrage incontournable sur les mantes de Guyane, des prédateurs fascinants aux formes et comportements étonnants ! Avec 78 espèces recensées, ce livre offre une synthèse inédite sur leur diversité, leur distribution et leur écologie encore largement méconnue.
Un travail scientifique rigoureux issu de plus de 10 ans de collectes et d’analyses pour constituer une base de données fiable et actuelle, une révision taxonomique approfondie des espèces de Guyane et une collaboration avec des entomologistes locaux pour enrichir les connaissances sur leur répartition et leur biologie
Il s’agit d’un guide complet et illustré proposant :
- Une introduction détaillée sur la biologie et les méthodes d’observation
- Des clés de détermination bilingues (français/anglais)
- Des fiches descriptives précises avec photos en collection et in natura
- Des détails morphologiques et génitalia pour une identification rigoureuse
- Une analyse des lacunes scientifiques et perspectives pour la recherche
À qui s’adresse cet ouvrage ?
Aux naturalistes, entomologistes amateurs et professionnels, gestionnaires d’espaces naturels et à tous les passionnés de biodiversité !
Pour vous procurer l’ouvrage : c’est ici
Interview de l’auteur
Pourquoi rédiger un tel ouvrage ?
Historiquement, il n’y a que très peu d’ouvrages sur les mantes. Le plus détaillé va avoir un siècle, Giglio-Tos, 1927. Les livres actuels sont souvent des catalogues, des livres sur l’écologie ou la biologie. Des travaux équivalents ont récemment été réalisés sur les mantes du bassin méditerranéen et sur la Tunisie. Finalement, documenter un insecte charismatique qui me passionne sur un territoire français ultramarin était une évidence pour moi. Je voulais combler un manque pour les naturalistes. A partir du 29 janvier, ils seront incollables dans les sentiers des forêts et des savanes de Guyane. J’espère également que l’ensemble des données utilisées pour cet ouvrage permettront d’évaluer la patrimonialité de certaines espèces, voire de réfléchir à des statuts de protection ou de listes Rouge UICN.
Tu es donc spécialiste des Mantodea, qu’est-ce qui te fascine chez ces insectes ?

De nombreuses facettes qui les caractérisent me fascinent : leur morphologie avec cette capacité à se fondre dans le décors, à l’image des phasmes. Sauf qu’elles sont de l’autre côté de la barrière, ce sont des prédatrices insatiables. Si vous les observez bien… vous vous rendrez compte que ce sont elles qui ont déjà un œil sur vous avec leur tête qui pivote en tous sens. Ce sont également des insectes à métamorphose incomplète et j’ai toujours apprécié les regarder muer, grandir, se transformer.
Peux-tu nous raconter ton parcours et des activités rapidement ?
Très rapidement : j’ai un BAC+5 en écologie/environnement obtenu au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Depuis janvier 2007, je gère mon entreprise d’expert indépendant en entomologie. J’ai parcouru de nombreuses contrées sur la planète à courir après les insectes, en particulier, les mantes. Ces diverses aventures m’ont permis de rejoindre la Société des Explorateurs Français (lien) et d’être attaché honoraire du MNHN. De temps en temps, je me risque à candidater à des postes dans des domaines proches dans l’idée de quitter le monde difficile de l’indépendance… au prix de ma liberté… J’y réfléchi.
Quels sont tes prochains projets ?

Mes prochains projets sont encore tournés vers les Antilles :
J’ai écrit et je gère un projet nommé POLLICAN qui se veut de mettre en place et développer un protocole de suivi des insectes pollinisateurs en canopée des forêts tropicales. Ce projet démarre cette année et deux plateformes – L’Epiphyte – vont être placées dans des arbres émergents en Guadeloupe et Martinique. (https://inpn.mnhn.fr/actualites/lire/15961/ )
J’attends également des réponses pour vadrouiller dans des lieux inaccessibles du nord de la Martinique afin de collecter des papillons de nuit qui compléteront la bibliothèque de référence de codes-barres ADN en cours de production (lien).
Je participe aussi à de nombreux festivals d’aventure et scientifiques lorsque je fais la promotion de mes livres ou de mes films documentaires.
Peux-tu nous raconter une anecdote en lien avec une découverte d’une nouvelle espèce ?
J’ai arpenté durant de nombreuses années la forêt tropicale du sud-ouest de la République Centrafricaine, ainsi que la canopée des forêts qui la couvrent encore en partie. En 2012, alors que ma fille ainée allait arriver quelques mois plus tard, j’ai passé un mois en forêt pour une mission d’inventaire de la biodiversité dans un lieu magnifique, reculé de tout et parsemé de lacs. A 4 jours de rapatriement, nous étions dans un autre monde. Là-bas, j’ai collecté des mantes (évidemment) dont un article est paru en 2017 (lien). En rentrant, je me suis rendu compte, à l’aide des outils de taxonomie intégrative, que j’avais à faire à une nouvelle espèce de mantes pour la science. Elle ressemble à une fleur. Je l’ai nommé Chlidonoptera roxanae, en l’honneur de ma première fille qui était arrivée (la recherche scientifique prend toujours son temps).
L’auteur
Passionné par l’entomologie et les écosystèmes tropicaux,
Nicolas Moulin s’est spécialisé dans l’étude des Mantodea, un groupe d’insectes prédateurs fascinants. Pendant plus de dix ans, il a mené des recherches approfondies sur les mantes de Guyane, collectant et analysant des données pour combler les lacunes scientifiques existantes.
Son travail repose sur une approche rigoureuse et multidisciplinaire, combinant révision taxonomique, études de terrain, et collaboration avec un réseau d’entomologistes locaux. Son objectif est de mieux comprendre la diversité, la distribution et la biologie des espèces de mantes dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud.
Dans son ouvrage Les Mantodea de Guyane, il propose une synthèse inédite de ses recherches, avec une description détaillée des 78 espèces recensées, des clés de détermination bilingues (français/anglais), ainsi que des illustrations précises facilitant l’identification.
Son travail constitue une référence essentielle pour les naturalistes, entomologistes, chercheurs et gestionnaires d’espaces naturels, contribuant ainsi à la conservation et à la protection de la biodiversité guyanaise.


Destiné au grand public comme aux professionnels,
Aboutissement d’un colossal travail de collecte d’informations mené sur plusieurs années, cet ouvrage inédit est aussi un beau livre, richement illustré, destiné à sensibiliser le grand public sur la richesse et la beauté des Coléoptères, ainsi que sur les menaces et les enjeux de conservation des milieux qui les abritent.
Mickaël Blanc est un entomologiste de terrain passionné, spécialiste de l’entomofaune locale. Il est collaborateur scientifique au département d’entomologie du 
Vous souhaitez découvrir la diversité des insectes de votre jardin, leur offrir un habitat qui leur soit favorable, et en apprendre davantage sur les interactions entre les fleurs de votre jardin et les insectes qui viennent y butiner ?
Pour rester dans notre environnement immédiat, on peut prendre par exemple l’exemple des galles. Prenons le fameux bédégar cette galle chevelue qui se développe sur les églantiers. Elle est provoquée par la piqûre d’une micro-guêpe qui dépose ses œufs dans les limbes des jeunes feuilles. Ces galles par la suite vont être également colonisées par des dizaines d’autres insectes, parasites ou simples opportunistes.
La diversité et les niveaux de population d’insectes dans notre environnement sont directement corrélés à ceux des plantes dans tous leurs états phénologiques. Ainsi pour favoriser la présence et la reproduction des insectes dans son jardin, il faut avant tout proposer le gite et le couvert au maximum d’états de développement d’un maximum d’espèces.







Oui et non. J’avais déjà beaucoup de curiosité à leur égard, je dirai que de faire ce livre m’a aussi amenée à essayer de sensibiliser les lecteurs au monde l’entomologie. Grâce à l’imaginaire, ils en arrivent à s’intéresser au réel, et si possible à en prendre soin !!













J’ai forcé le destin pour pouvoir participer à cette mission car l’objectif me plaisait. Il y avait un réel défi mais il y avait également les différents personnages de la mission à accepter. Les esprits forts sont capables de soulever des montagnes. J’étais déjà parti deux fois un mois, encore plus loin en forêt tropicale de Centrafrique, avec la moitié de l’équipe. Et nos démons ont ressurgi !





Stephan Borensztajn
Claire Villemant






