Category: Missions scientifiques

L’Unité de Recherche « Zoologie Forestière » de l’INRA d’Orléans possède une collection entomologique riche de quelques 600 boîtes et de milliers de spécimens issu de 80 ans de collecte en France et à travers le monde. Aucun travail de classement, d’inventaire ou de valorisation n’avait jamais été effectué.

Salle de la collection

Salle de la collection – ©Photo B. GILLES

C’est pourquoi, en collaboration avec le département Ecologie des forêts, prairies et milieux aquatiques (EPPA), Alain Roques, qui dirige l’unité, m’a confié la responsabilité de moderniser et valoriser cette collection. Elle témoigne d’une biodiversité aujourd’hui souvent disparue et contient des informations d’une incroyable richesse. Le but est de disposer de données pouvant servir ultérieurement à des projets de recherche sur la biodiversité, la préservation des écosystèmes et aussi la génétique des populations. Au titre de l’action « Patrimoine », un financement a été octroyé par la Région centre pour la réalisation de cette mission.

Modernisation de la collection

Après un séjour de 2 jours à -21°C destiné à éliminer les Anthrènes (Anthrenus sp.), chacune des boîtes a été ouvertes et référencées dans une base de données. Cette étape à donc permis d’assainir la collection et les conditions de stockage.

Les boîtes, datant du milieu du siècle dernier, contenaient de la Créosote* qui a été éliminée. Les boîtes trop détériorées ont été remplacées. Les cartons contaminés et la créosote ont été acheminés vers un centre de recyclage pour déchets toxiques.

(suite…)

Dans le cadre des travaux de recherche menés au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN) (Equipe de Mathieu JORON), une mission de terrain en Guyane française a été organisée avec 4 membres de l’équipe (Mathieu JORON, Lise FREZAL, Robert JONES et Jérôme BARBUT).

Des travaux dont certains de mes résultats ont été publiés dans le revue Nature/Heredity (25 mars 2015) : à lire ici.

Elle s’est déroulée en 2 étapes :

  • Montagnes de Kaw (7 jours)
  • Station des Nouragues (10 jours)
Situation géographique des différents sites de prospections en Guyane française

Situation géographique des différents sites de prospections en Guyane française (Google Earth)

L’objectif a été de collecter du matériel biologique. Cela a consister à prélever dans l’environnement des papillons du genre Heliconius, de les conditionner d’une certaine manière afin de conserver, d’un côté, les ailes et leur coloration, et de l’autre, le corps et son ADN.

L’intérêt est d’obtenir un échantillonnage représentatif de la diversité génétique pour chacune des espèces. Les études ADN, réalisées à Paris, vont permettre de comprendre et de mettre en évidence la structure, la diversité et les mouvements desgènes à l’origine de la coloration des ailes au sein des populations et des espèces (pour en savoir plus).

Réserve de Kaw

La réserve naturelle des marais de Kaw-Roura (voir album photos) se situe à quelques kilomètres au sud-est de Cayenne, entre les villes de Roura et de Régina. De part sa superficie, elle est la 3ème réserve française (94 700ha) et la plus vaste zone humide de France. Elle fut créée par décret le 13 mars 1998.

Carte de la Guyane française

Carte de la Guyane française (Source : lonelyplanet.fr)

(suite…)

Dans le cadre de mes travaux au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN), j’ai eu la chance d’obtenir le financement pour réaliser une mission de recherche sur le site du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) à Gamboa, Panama.

Des travaux dont certains de mes résultats ont été publiés dans le revue Nature/Heredity (25 mars 2015) : à lire ici.

Localisation géographique de Gamboa, et de la station de recherche du STRI

Localisation géographique de Gamboa, et de la station de recherche du STRI (Google Earth)

Présentation du site :

Gamboa est un village situé sur les rives du canal de Panama, à l’affluence de la rivière Chagres qui alimente le lac Gatun (voir album). Il se trouve à 25km à l’ouest de la capitale, près des réserves naturelles de « Soberania » et de « Camino de Cruces ». Sa situation géographique et son environnement protégé en fait un site exceptionnel pour l’étude, l’observation de la biodiversité.

Le site de recherche est composé de serres à papillons destinées à leur élevage pour des fins scientifiques. L’intérêt est de préserver des stocks de papillons de différentes espèces et leurs plantes-hôtes associées afin que les scientifiques puisse avoir du matériel biologique suffisant, connu et contrôlé, pour mener des études en génétiques, en comportement, en écologie, etc.

Objectif de la mission :

Ma mission de 6 mois avait pour objectif l’élevage et le croisement de 2 formes différentes d’Heliconius hecale, provenant de 2 régions géographiques différentes.

  • Heliconius hecale zuleika : frontière avec la Colombie, récoltée dans la région de « Bocas del Toro », dans l’est du Panama.
  • Heliconius hecale melicerta : centre et ouest du Panama, récoltée sur le site de Gamboa.
H. hecale melicerta (à gauche) et H. hecale zuleika (à droite)

H. hecale melicerta (à gauche) et H. hecale zuleika (à droite)

Afin de constituer nos populations d’élevages, non présentent sur le site du STRI, nous avons séjourné (Mathieu JORON et moi) quelques jours dans la région de Bocas del Toro afin de collecter des individus adultes, mâles et femelles, de la forme zuleika. Il a également fallu collecter sur le site de Gamboa les individus de la forme melicerta.

(suite…)

Contexte de la mission :

J’ai intégré de 2008 à fin 2009, le laboratoire de « Origine, Structure et Evolution de la Biodiversité », UMR 7205, du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN).

L’équipe de Mathieu JORON mène des recherches scientifiques en génétique évolutive afin de décrire les processus génétiques et adaptatifs à l’origine d’un important système intra et inter-spécifique de mimétisme chez des papillons tropicaux, d’Amérique centrale et du sud, du genre Heliconius.

Ces papillons sont un très bon modèle d’études pour comprendre comment la sélection naturelle crée de nouvelles espèces, de nouveaux phénotypes et comment ces espèces interagissent entre elles.

(suite…)

Comme je l’explique ici, l’île de La Réunion est confrontée à des problèmes de gestion de populations d’insectes ravageurs de culture comme les mouches Tephritidae (plus d’informations, ici).

Ces mouches se développent au détriment des fruits et des légumes, le rôle du CIRAD de La Réunion (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) est d’apporter des connaissances et de nouvelles méthodes de lutte plus efficaces et plus respectueuse pour l’environnement (« agro-écologie »).

C’est dans ce cadre que j’ai effectué mon stage de fin d’étude, au Pôle de Protection des Plantes, durant 6 mois (voir ici).

Présentation de mes travaux de recherche :

Mes études ont été menées à la fois par des observations in situ, directement en champs (voir photo), et par des expérimentations en laboratoire. Je vous en présente ici les résultats les plus intéressants. (suite…)

Contexte :

Mes travaux de recherche de fin d’études se sont déroulés en 2008 au sein du Pôle de Protection des Plantes du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) de La Réunion.

Depuis la colonisation de l’île par les hommes, et avec le développement important des activités humaines ces dernières décennies, de nombreuses espèces animales et végétales ont été introduites.

Ainsi, plusieurs espèces d’insectes, en l’absence de leurs prédateurs naturels, bénéficient d’un environnement offrant des conditions optimales pour leur multiplication. La multiplication de ces populations entraine d’importants dégâts agricoles (en terme de production et de rentabilité économique) et phytosanitaires.

Epandage intensif de pesticides

Epandage intensif de pesticides

L’utilisation massive de produits chimiques phytosanitaires, bien qu’intensifs, ne s’avèrent d’aucun recours. Il s’agit donc de trouver des méthodes de lutte plus efficaces (« agro-écologique »), moins chers et surtout moins nocives pour l’environnement et les hommes. En effet, ces produits, par leur épandage en grande quantité dans la nature, se retrouvent dans les sols, dans l’ensemble de la chaine trophique et de facto dans la consommation humaine.

Ma mission

Ma mission, novatrice et précurseur, a été de m’intéresser à la lutte de populations de 3 espèces de mouches de la famille des Tephritidae, nuisibles d’une culture typique de La Réunion : le Chouchou (Sechium edule, Cucurbitacées).

(suite…)