Travaux de recherche au CIRAD de La Réunion

Contexte :

Mes travaux de recherche de fin d’études se sont déroulés en 2008 au sein du Pôle de Protection des Plantes du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) de La Réunion.

Depuis la colonisation de l’île par les hommes, et avec le développement important des activités humaines ces dernières décennies, de nombreuses espèces animales et végétales ont été introduites.

Ainsi, plusieurs espèces d’insectes, en l’absence de leurs prédateurs naturels, bénéficient d’un environnement offrant des conditions optimales pour leur multiplication. La multiplication de ces populations entraine d’importants dégâts agricoles (en terme de production et de rentabilité économique) et phytosanitaires.

Epandage intensif de pesticides

Epandage intensif de pesticides

L’utilisation massive de produits chimiques phytosanitaires, bien qu’intensifs, ne s’avèrent d’aucun recours. Il s’agit donc de trouver des méthodes de lutte plus efficaces (« agro-écologique »), moins chers et surtout moins nocives pour l’environnement et les hommes. En effet, ces produits, par leur épandage en grande quantité dans la nature, se retrouvent dans les sols, dans l’ensemble de la chaine trophique et de facto dans la consommation humaine.

Ma mission

Ma mission, novatrice et précurseur, a été de m’intéresser à la lutte de populations de 3 espèces de mouches de la famille des Tephritidae, nuisibles d’une culture typique de La Réunion : le Chouchou (Sechium edule, Cucurbitacées).

Fruits de choucou (Sechium edule)

Fruits de choucou (Sechium edule)

L’objectif principale a été, par des études in situ et de laboratoire d’acquérir les connaissances suffisantes et nécessaires sur les interactions mouche/chouchou pour permettre une meilleure compréhension sur la reproduction, la biologie, le cycle biologique, l’importance des dégâts…. afin de proposer des méthodes de lutte mieux adaptées. L’intérêt est de diminuer les quantités d’insecticides répandus dans l’environnement, d’augmenter les productions, donc de baisser les coûts de production ; mais aussi de réduire la pollution.

D. demmerezi femelle (Photo A. FRANCK-CIRAD)

D. demmerezi femelle (Photo A. FRANCK-CIRAD)

Durant mes recherches, j’ai pu mettre en évidence des dynamiques spatio-temporelles des mouches sur les parcelles de culture. Par exemple, j’ai pu observer, contre toutes attentes, que les mouches ne s’alimentaient pas sur les parcelles de Chouchou, mais sur des espèces de plantes périphériques bien spécifiques. Les insecticides, jusque la utilisés, dits alimentaires (par absorption) et déposés en très grande quantité sur les parcelles de cultures, ne pouvaient pas être en aucun cas efficaces! C’est ainsi, à l’aide de mes résultats, que j’ai mis au point de nouveaux protocoles de lutte plus agro-écologiques comme le dépôt d’insecticides sur les sites d’alimentation des mouches.

(me contacter pour avoir plus d’informations à ce sujet)

Pour en savoir plus sur les mouches Tephritidae, suivre ce lien 

  • Recommandations d’ouvrages sur cette thématique : 

– Ecologie : du modèle à l’innovation : conception et gouvernance des agro-écosystèmes

– Guide du Routard Réunion 2015

 

 

 

 

 

 

 

 


Benoît GILLES
Chargé de recherche – Entomologiste chez Cycle Farms


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